Office des professions : une 4e présidente en moins d’un mois
Après quelques secousses à l’Office des professions, le Conseil des ministres a procédé mercredi à la nomination d'une nouvelle présidente, la quatrième en quelques semaines. Me Mélanie Hillinger entre en fonction dès jeudi. Cette dernière était commissaire à la déontologie policière. Avocate de formation, elle a occupé des postes de gestion à la Régie de l’assurance maladie du Québec et à la CNESST. Elle a déjà été secrétaire adjointe à l'éthique et aux emplois supérieurs au ministère du Conseil exécutif. Il y a un mois, la présidente du chien de garde des ordres professionnels du Québec, Dominique Derome, a remis sa démission sur fond d’allégations visant sa gestion des ressources humaines et sa gestion de contrats qui faisait l’objet d’enquêtes. Trois syndicats représentant une cinquantaine d’employés à l’Office ont alors sollicité une rencontre d’urgence avec la ministre responsable de l’Administration gouvernementale, Sonia LeBel, en raison d’un Selon les documents financiers publics de l’Office, les services professionnels liés notamment à des contrats de gré à gré ont augmenté de 70 % en 2023-2024, tandis que le déficit d’exercice a atteint 1,6 million, le plus élevé en 4 ans. Radio-Canada faisait état il y a une semaine d’un rapport d'enquête de la Commission de la fonction publique (CFP) blâmant Mme Derome pour avoir Selon nos informations, la CFP mène d'autres enquêtes sur l’Office, tout comme le Protecteur du citoyen. La démission de Mme Derome, le mois dernier, avait été fortement médiatisée, non pas en raison du rayonnement de l’Office peu connu du grand public, mais à cause du nom de celui qui avait été nommé pour lui succéder. Désigné président de l'OPQ par le Conseil des ministres le 26 février, Pierre E. Rodrigue, qui avait notamment agi comme sous-ministre au ministère de la Cybersécurité et du Numérique en 2022-2023, ne sera pas resté 24 heures à la tête de cet organisme. Éclaboussé par le fiasco SAAQclic, M. Rodrigue a offert sa démission dès le lendemain de sa nomination. La vice-présidente de l’Office, Marielle Coulombe, assurait depuis l'intérim. Celle-ci est également mentionnée dans le récent rapport la CFP, selon lequel toutes les décisions étaient prises à la connaissance et avec le consentement de Mme Coulombe. Au Québec, la mission de l’Office est de veiller à ce que chacun des 46 ordres professionnels assure la protection du public. L’Office avait fait les manchettes en 2023 lorsqu’elle a mandaté l'ex-protectrice du citoyen Marie Rinfret pour aider l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) à revoir son examen d'admission, dont la validité et la fiabilité avaient été remises en question, ainsi que pour accompagner l’Ordre dans le redressement durable de ses activités.Des turbulences
environnement stressant, hostile, difficile, désagréable et toxique au sein de l’organisation
.planifié, supervisé et décidé du recrutement
de la fille d'un ami et ancien contractant comme chargée de projet. Une situation de conflit d’intérêts
qui s’est soldée par le départ de la chargée de projet.SAAQclic
Il y a aussi des enjeux dont il faut faire la lumière à l'Office
, avait alors précisé à l’Assemblée nationale la ministre Sonia LeBel, responsable de l'OPQ.
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